1929-1939:

L'Allemagne nazie
 

La création du parti nazi:
 

A la chute du régime impérial, de nombreux groupes d’extrème-droite se formèrent. C’est à un de ces groupuscules que Adolf Hitler adhère en 1919. Responsable de propagande, puis président du petit Parti ouvrier allemand, devenu Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), il transforme ce dernier en un instrument d’encadrement de masses et de subversions politiques. Il impose le principe du chef unique et tout puissant, Führer-prinzip. Il le dote d’un drapeau rouge à croix gammée, d’un journal de propagande, d’une organisation paramilitaire, les Sections d’assaut (SA)…
Cependant le putsch manqué de Munich (1923) met pour un court moment un terme à son activisme. Mais dès 1925, Hitler réorganise le parti : il nomme des chefs nazis dans chaque région, crée des organisations pour embrigader les jeunes, s’entoure des brigades de protection (SS) qui font régner la terreur. En 1932, le Parti Nazi (contraction de Parti nationaliste-socialiste) est devenu le premier parti politique.

L'arrivée de Hitler au pouvoir:
 

Hitler parvient légalement au pouvoir sur fond de crise économique. Il profite de la désunion de la gauche (le parti communiste refuse de se lier aux socialistes) et des rivalités des autres mouvements nationalistes, mais il bénéficie surtout de l’appui des milieux affairistes conservateurs, qui voyaient en lui le dernier garant de l’ordre social face aux menaces de l’extrème-gauche.

Obtenant la majorité relative aux élections législatives de novembre 1932, Hitler refuse une majorité d’union. Le vieux maréchal Hindenburg, réélu à la présidence de 1932 cède à son entourage et l’appelle comme chancelier, le 30 janvier 1933. Pour asseoir sa position, Hitler obtient une dissolution et de nouvelles élections pour le mois de mars.

La campagne électorale se déroule dans un climat d’extrême violence. Accusant les communistes de l’incendie du Reichstag le 17 février 1933, le chancelier Hitler fait interdire partis et syndicats de gauche. Dans le même temps, se déroule une vague d’arrestations des opposants politiques, parfois menée illégalement par les milices. Le 23 mars, Hitler obtient les pleins pouvoirs pour quatre ans, avec l’appui des autres formations de droite y compris du parti catholique.

L'Allemagne mise au pas nazi:
 

L’opposition muselée, Hitler s’attaque à sa propre milice SA, formée essentiellement de chômeurs et de déclassés qui réclament une "seconde révolution". Au cours de la "nuit des longs couteaux", le 30 juin 1934, il fait éliminer par les SS les principaux chefs SA dissidents, ainsi que d’un certain nombre d’adversaires politiques. Armée et conservateurs sont ainsi rassurés. Un mois plus tard, à la mort de Hindenburg, Hitler peut cumuler les fonctions de chancelier et chef d’Etat (2 août 1934). Le IIIe Reich est né.

Le nazisme comme les autres mouvements fascistes, combat les valeurs de la démocratie libérale : individualisme, libéralisme auxquelles il oppose la primauté absolue de l’Etat, conduit par le Führer ("le chef"). Cependant le nazisme se distingue des autres régimes totalitaires par sa dimension raciste et raciale de l’histoire : il considère que le peuple allemand descend du peuple aryen*, "race supérieure", ce qui lui donnerait le droit de dominer le monde. C’est au nom de cette supériorité du peuple aryen que Hitler affirme dès 1924 la nécessité de conquérir pour l’Allemagne un "espace vital*". Et c’est de cette volonté obsessionnelle de préserver la race aryenne, que vont découler les politiques eugéniques* et surtout antisémites*.

Les lois de Nuremberg en 1935 excluent les Juifs de la nation. 1938 marque un renforcement des mesures antisémites : durant la "nuit de cristal", un pogrom* est organisé par les autorités.

Glossaire:

Aryen :

 

Le mot "aryen" découle de la francisation du terme sanskrit arya qui signifie "excellent, honorable". Il désigne des peuples ou des langues d’origine indo-européenne.
Par extension, des théoriciens racistes l'utilisent sans aucun fondement scientifique pour désigner une "race supérieure" ou "race pure".

Espace vital :

 

Pour les nazis, la conquête d’un "espace vital" doit procurer au peuple allemand, race supérieure, matières premières, terres et esclaves.

Antisémitisme :

 

Haine des juifs. A l’antijudaïsme d’origine religieuse vient se greffer à la fin du XIXe siècle des théories racistes particulièrement pernicieuses.

Eugénisme :

 

Ensemble de méthodes scientifiques ou pseudo-scientifiques qui visent à améliorer le patrimoine génétique de l’homme.

Pogrom :

 

Mot russe désignant des émeutes accompagnées de pillages et de meurtres contre une communauté juive.

Une crise à la française
 

L'installation de la crise économique:
 

Lorsque éclate le krach boursier de Wall Street, la France, avec son franc stabilisé en 1928 au cinquième de sa valeur de 1914 et ses records de production est convaincue de pouvoir échapper à la crise. Malheureusement son économie à dominante rurale et agricole et son industrie encore très artisanale et familiale ne sont pas assez compétitives dans un monde de plus en plus bon marché. Les premiers signes de la crise économique se font ressentir dès la fin de l’année 1930, mais la dépression ne s’installe véritablement qu’à partir de 1931 et atteint son paroxysme en 1935, alors que les autres pays vont mieux.

Face à la crise, des réponses mal adaptées:

Après une politique de largesses budgétaires, les gouvernements de gauche comme de droite qui se succèdent apportent des réponses mal adaptées à la situation. Afin de préserver le niveau du franc et de rétablir par tous les moyens l’équilibre budgétaire, ils pratiquent une politique protectionniste*, en contingentant les importations et une politique déflationniste, très impopulaire. Les prix baissent. Les décrets-lois* de Gaston Doumergue, en avril 1934, puis de Pierre Laval, en juillet 1935 réduisent le traitement des fonctionnaires, les retraites et même les pensions des anciens combattants, tandis que les impôts sont augmentés et que les commandes d’État sont diminuées.
Rien n’y fait, les faillites se multiplient chez les commerçants et les petits industriels. Le chômage, la chute des prix agricoles frappent durement les milieux ouvriers et paysans, ainsi que les classes moyennes.

Une crise de régime:

L’impuissance des gouvernements à faire face à la crise économique et la multiplication des scandales politico-financiers ravivent les sentiments antiparlementaristes* et alimentent les ligues d’extrême-droite. La découverte en janvier 1934 du corps de Stavisky (assassinat ou suicide), petit escroc lié à des élus radicaux provoque la démission du président du Conseil qui laisse la place à un autre radical, Daladier.
Le 6 février 1934, jour de l’investiture de Daladier, une manifestation d’anciens combattants modérés et des ligues d’extrême-droite tourne à l’émeute (15 morts et plusieurs centaines de blessés). Daladier démissionne, il savait son gouvernement contesté populairement. C’est un gouvernement d’union nationale contrôlé par la droite classique qui se met en place. Pour la première fois durant l’histoire de la IIIe République, un gouvernement légalement élu cède à la pression de la rue.
Le 12 février, partis et syndicats de gauche, qui redoutent l’avènement d’un régime fasciste en France à l’instar de ce qui vient de se passer en Allemagne, et quelques années plus tôt en Italie, organisent grève générale et contre-manifestation.

Vers une union de la gauche:

Après le choc du 6 février 1934, un groupe d’intellectuels de différents courants de gauche fonde le 3 mars 1934 le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. La gauche qui s'unit gagne les élections municipales de 1935.
Le 14 juillet 1935, le parti communiste, le parti socialiste (SFIO), le parti radical, la CGT et la CGTU*, le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, la Ligue des droits de l’Homme, ainsi que des associations de jeunesse, de paysans, d’anciens combattants se mobilisent lors une grande manifestation. Le 15 juillet 1935, un pacte d’unité et d’action est passé entre communistes, socialistes et radicaux : le Front populaire est né.

En janvier 1936, à la veille des élections législatives, les trois partis de gauche ratifient le programme du Rassemblement populaire "pour le pain, la paix et la liberté", auquel le Comité de vigilance antifasciste et la CGT réunifiée donnent leur appui.

Glossaire:

Protectionnisme :

 

Politique économique visant à protéger le marché intérieur de la concurrence étrangère en élevant les barrières douanières.

Décret-lois :

 

Décret qui est pris par un gouvernement sans que l’Assemblée est votée et qui a force de loi.

Antiparlementarisme :

 

Mouvement d’opinion hostile au régime parlementaire, qui favoriserait la corruption et l’instabilité ministérielle.

CGTU :

 

La confédération générale du travail unitaire est le mouvement résultant de la scission provoquée au congrès de Tours en 1922 entre les réformistes majoritaires (CGT) et les révolutionnaires (CGTU).

1930:

Jean Zay est élu vice-président de la Fédération
des jeunesses laïques et républicaines

 

8 mai 1932:

Elu député radical de la première circonscription du Loiret

 

30 janvier 1933:
Hitler est nommé
Chancelier du Reich

6 février 1934:
Les ligues font céder
le gouvernement Daladier.

3 mars 1934:
Création du comité de Vigilance
des intellectuels antifascistes

30 juin 1934:
Nuit des Longs couteaux en Allemagne

 

25 juillet 1934:
Tentative de putsch nazi en Autriche

La guerre d’Éthiopie

Dès son arrivée au pouvoir, Mussolini prône une politique expansionniste. Il rêve de retrouver l'Empire romain de l’Antiquité, retrouvé. Il multiplie les revendications en Méditerranée et ne manque pas de dénoncer le traité de Versailles. Dès 1926, il interdit l’émigration et instaure une politique nataliste destinée à pourvoir une armée à hauteur de ses ambitions militaires. En 1934, il envoie des troupes sur la frontière du Nord pour faire échouer une tentative de putsch nazi en Autriche et se rapproche ainsi des démocraties libérales. Cependant la conquête de l’Éthiopie marque une rupture avec les démocraties.

Sous prétexte d’un incident frontalier survenu un an plus tôt, le 3 octobre 1935, l’Italie envahit à partir de ses bases coloniales de l'Erythrée et de la Somalie, l’Éthiopie, dernière nation indépendante d’Afrique. Après quelques mois de combats inégaux, les Italiens pénètrent à Addis-Abéda (la capitale) en mai 1936. L’Éthiopie est alors annexée au royaume d’Italie et le roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, s'en proclame empereur.
La SDN*, dont l’Éthiopie est pays membre condamne l’Italie dès le début de l’agression. Elle demande à la France et à l’Angleterre (qui possèdent eux-mêmes un immense Empire colonial) d’appliquer des sanctions économiques, mais les sanctions ne seront jamais vraiment appliquées par ces nations qui répugnent à se brouiller avec Mussolini. Le 4 juillet 1936, la SDN lève les sanctions.
Déçu par le comportement des Occidentaux et se sentant mis au ban des Nations, Mussolini se rapproche d’Hitler. Fort de la "neutralité" du Duce, Hitler remilitarise la Rhénanie le 7 mars 1936.

Le 11 décembre de l’année suivante, l’Italie se retire de la SDN.

Glossaire:

SDN :

 

Société des Nations (1920).
 

7 mars 1936:
Hitler remilitarise la Rhénamie

3 mai 1936:
Victoire du Front Populaire, grèves

Réélection de Jean Zay dans la première circonscription du Loiret

4 juin 1936:
Léon Blum le nomme ministre
de l'Education nationale et des Beaux Arts.

 

7 Juin 1936:
Accords de Matignon

18 juillet 1936:
Soulèvement militaire
contre la République Espagnole.

13 février 1937:
Blum annonce une pause dans les réformes.

13 mars 1938:
Les nazis envahissent l'Autriche
et proclament l'Anschluss.

10 avril 1938:
Daladier ouvre aux modérés un gouvernement sans socialiste.

30 septembre 1938:
Les accords de Munich livrent
la Tchécoslovaquie à Hitler.

 

30 novembre 1938:
L'échec de la grève marque la fin du Front populaire.

La guerre d'Espagne

Depuis 1931, l’Espagne était dirigée par un régime parlementaire* instable. En février 1936, le Front populaire remporte les élections face au centre et au Front national (droite) jusqu’à présent au pouvoir.
Durant l’été 1936, une rébellion militaire, dont le général Franco prend la tête éclate au Maroc espagnol au nom de la défense des valeurs de "l’Espagne éternelle" et gagne le continent. L’Espagne s’enfonce dans une violente guerre civile qui oppose les républicains, démocratiquement élus et les nationalistes putschistes (ou franquistes).

Après les premiers combats, les républicains comme les nationalistes réclamèrent de l’aide à l’étranger. Les démocraties, inquiètes de la présence des brigades internationales du Kominterm* au côté des républicains, restent sur leur statu quo, tandis que Hitler et Mussolini apportent une aide précieuse à Franco. L’accord de non-intervention, dont Léon Blum avait pris l’initiative en août 1936 ne sera pas respecté par Mussolini, pourtant signataire. Le matériel que fera passer Blum aux républicains, et surtout l’arrivée de brigades internationales suscitées par l’URSS ne parviendront pas à rétablir l’équilibre. Franco est victorieux : Madrid tombe le 1er septembre 1939.

Ce conflit est le premier épisode durant lequel vont s’affronter en Europe, les dictatures fascistes et les démocraties. Il scelle le rapprochement des dictatures, ce qui se concrétisera par des alliances : l’Axe Rome-Berlin (1936), puis le pacte anti-Komintern* qui annoncent l’alliance entre l’Allemagne, l’Italie et le Japon. Il augure également des atrocités qui séviront durant la deuxième guerre. Hitler en effet profita de ce conflit pour expérimenter l’efficacité des raids de terreur contre les populations civiles, notamment à Guernica bombardée le 27 avril 1937.

Glossaire:

Régime parlementaire :

 

Régime politique dans lequel le gouvernement est responsable devant le parlement, donc obligé de démissionner en cas de vote défavorable de celui-ci. En contre-pouvoir, il peut dissoudre le Parlement. Cela fait souvent des régimes instables.

Komintern :

 

Terme russe désignant l’Internationale communiste ou IIIe Internationale, créée en 1919 par les Bolchéviques pour regrouper les mouvements communistes et soutenir les mouvements révolutionnaires.

Pacte anti-Komintern :

 

Le 25 novembre 1936, l’Allemagne et le Japon signent un pacte idéologique qui prévoit de lutter contre l’Internationale communiste et non contre l’URSS. L’Italie et la Hongrie y adhèrent en 1937, et l’Espagne en 1938.

Le Front populaire
 

La victoire du Front populaire:
 

Le Front Populaire est une coalition électorale entre les radicaux*, les socialistes* et les communistes*.
Au milieu des années 30, la gauche se mobilise pour deux raisons : la peur de la montée de l’extrême-droite et les nouvelles orientations du Komintern, énoncées par le parti communiste français qui abandonne la ligne "classe contre classe" pour celle du Front Populaire. Moscou demande aux partis communistes de faire alliance avec les bourgeoisies nationales contre le fascisme. Cette politique produira des fronts populaires dans d’autres pays du monde, comme en Espagne.

Le 3 mai 1936, la coalition du Front Populaire gagne les élections : 376 sièges contre 222 à l’opposition. Léon Blum est appelé à former un gouvernement qui ne comprend que des ministres socialistes et radicaux. En effet, les communistes refusent d’y participer, mais promettent leur soutien. Pour la première fois de son histoire, la France a un gouvernement socialiste.

A la victoire du Front Populaire succède une vague de grèves qui s’étend à toute la France et qui touche tous les secteurs d’activité, à l’exception des services publics. Ces grèves, parties spontanément de la base traduisent l’impatience des travailleurs à voir aboutir leurs revendications. Le mouvement de 1936 présente un fait nouveau : l’occupation des usines par les ouvriers. Ce phénomène inquiète vivement le patronat qui sollicite l’arbitrage du gouvernement.

Les accords de Matignon:

Délégués patronaux et syndicaux se réunissent autour d’une table, le 7 juin à l’hôtel Matignon. Dans la nuit, seront signés les accords Matignon qui prévoient le respect de la liberté syndicale, l’absence de sanctions contre les grévistes, l’élection de délégués du personnel, ainsi que des augmentations de salaire. Au cours de l’été, une série de lois sociales viennent compléter ces accords : application des conventions collectives, la semaine de 40 h (au lieu de 48), deux semaines de congés payés par an, prolongation de la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans, développement des activités de sport et de loisirs…
Pour remédier à la crise, le gouvernement engage un plan de grands travaux et soutient les prix agricoles (création de l’Office du blé). Cette politique interventionniste s’accompagne de nationalisations : Banque de France, SNCF et industries de guerre. Ces mesures, inspirées du New Deal* américain sont perçues comme révolutionnaires par le patronat.

Le 13 février 1937, afin de rassurer les milieux d’affaires, Blum annonce une "pause" dans la politique de réforme sociale.

La montée des oppositions:

Les mesures de relance ne font qu’aggraver le déficit budgétaire et entraînent une inflation qui oblige le gouvernement à dévaluer le franc en septembre. Malheureusement, cette dévaluation destinée à stimuler les exportations et à enrayer la fuite des capitaux s’avère inefficace. La reprise attendue ne vient pas. Cet échec provoque le désenchantement de ceux qui avaient cru dans le Front Populaire.
L’extrême-droite, un temps affaiblie se reforme, agitant le spectre du communisme. Sa presse multiplie les accusations personnelles contre les membres du gouvernement. Léon Blum subit des injures antisémites, tandis que Roger Salengro, ministre de l’Intérieur est accusé de désertion pendant la guerre de 14 ; il se suicidera en novembre 1936.
Mais l’échec du gouvernement s’explique surtout par les dissensions internes. L’extrême-gauche critique la non-intervention dans la guerre civile qui touche l'Espagne. Sous la pression des radicaux et des conservateurs britanniques, Léon Blum préconise en effet la "non-intervention" et négocie dans ce sens en août 1936 auprès des principales puissances européennes des deux camps. Allemagne et Italie enfreindront cet accord et armeront les franquistes.

Le 22 juin 1937, Léon Blum préfère démissionner quand le Sénat lui refuse les pleins pouvoirs financiers et économiques.

Glossaire:

Radicalisme :

 

Courant politique qui propose une politique de réforme en faveur de la laïcité, de la liberté et de l’égalité.

Socialisme :

 

Doctrine ou mouvement politique qui dénonce les abus du capitalisme libéral. Il vise à la réduction des inégalités sociales et à une meilleure répartition des richesses entre les hommes.

Communisme :

 

Doctrine ou mouvement politique, qui a pour projet la collectivisation des moyens de productions à la répartition des biens matériels. La notions de propriété privée et de classes sociales disparaît.