1870-1919:

2 septembre 1870:
Défaite de l'armée française face
aux Prussiens à Sedan

4 septembre 1870:
Proclamation de la IIIe République

Les institutions de la IIIe République

Des débuts difficiles:
 

La IIIe République est née de la guerre.
La défaite de l’armée française face aux Prussiens à Sedan, le 2 septembre 1870 précipite la chute de l’Empire. Tandis que l’Empereur Napoléon III est fait prisonnier, un gouvernement de Défense nationale se constitue le 4 septembre. La IIIe République est proclamée. pour continuer la guerre, mais l’armée française est mise en déroute. Le 28 janvier 1971, un armistice* est signé avec les Prussiens pour 4 semaines. Afin que le traité de paix soit conclu régulièrement, il fallait qu’une autorité légitime l’entérine.
Le 8 février, les élections amènent à la nouvelle Assemblée une majorité dominée par les monarchistes*. La question de la forme du régime, monarchie ou république est laissée en suspens. Il faut en premier lieu négocier la paix.
La nouvelle assemblée accepte des conditions de paix très dures : la France cède l’Alsace et une partie de la Lorraine et doit payer un lourd tribut à Bismarck.

 

Les lois constitutionnelles de la IIIe République:
 

Il n’existe pas véritablement de constitution de la IIIe République. Un certain nombre de lois "constitutionnelles" viennent combler le flou institutionnel au fur et à mesure qu’évoluent les rapports de force entre républicains et monarchistes entre 1871 et 1877.

En 1875, trois lois fixent les bases du régime. La Constitution établit un système parlementaire, avec un gouvernement responsable devant les Chambres.

 

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Le pouvoir législatif est exercé par la Chambre des Députés, élue au suffrage universel masculin et par un Sénat désigné au suffrage indirect par des élus locaux (députés, maires…).

Le pouvoir exécutif est représenté par un Président de la République, élu pour 7 ans par les chambres réunies en congrès. Il possède un certain nombre de prérogatives : il désigne le Président du conseil (des ministres) qu’il choisit de manière à être soutenu par la majorité parlementaire. Il peut également dissoudre la Chambre des députés, mais la dissolution ne sera employée qu’une seule fois sous la IIIe République, en 1877. Il dispose donc au final de peu de pouvoirs.
C’est le Président du conseil, chef du gouvernement, qui concentre l’essentiel du pouvoir exécutif, mais il est responsable devant les assemblées. La Chambre des députés peut facilement renverser le gouvernement : l’équilibre des pouvoirs est brisé. Il en résultera une grande instabilité gouvernementale.

 

Le triomphe de la République:
 

La crise du 16 mai 1877 redéfinit la définition du régime.
En mars 1876, les républicains triomphent aux élections législatives : 360 républicains pour 155 monarchistes. Le président Mac-Mahon, monarchiste* se retrouve face à une Assemblée lui étant majoritairement hostile. Le conflit éclate.

Le 16 mai 1877, Mac Mahon renvoie le chef gouvernement républicain, Jules Simon dont il désapprouve la politique et nomme à sa place Albert de Broglie, mais ce dernier n’obtient pas la confiance de la Chambre. Il dissout alors la Chambre des députés le 25 juin. Cependant les élections en octobre viennent confirmer la majorité républicaine. Mac Mahon est contraint de démissionner le 30 janvier 1879.

La crise de mai 1877 sonne le glas d’une république présidentielle, en discréditant le recours au droit de dissolution, qui est désormais perçu comme anti-républicain. Plus aucun président de la IIIe République n’osera l’utiliser. Il ne peut donc pas prendre de mesures qui mécontentent les députés sous peine d’être révoqué.
Au contraire, s’instaure un régime d’assemblée : le parlement peut sans crainte engager la responsabilité d’un gouvernement. Conséquence, les gouvernements se succèdent au rythme des alliances provisoires, ce qui génère l’instabilité parlementaire, et finalement l’immobilisme et l’antiparlementarisme*.
Ces défauts vont alimenter les crises que va connaître le modèle républicain jusqu’à ce que la constitution de la Ve République supprime l’instabilité ministérielle.

Après les élections de 1877, la droite conservatrice, soutenue par l’Eglise gardera de l’influence dans la diplomatie, la magistrature et surtout l’armée.
Les républicains qui arrivent au pouvoir en 1877 prennent un certain nombre de mesures pour asseoir la République et diminuer l’influence de l’Eglise, encore très implantée dans les institutions, notamment par le biais de l’enseignement.

 

Glossaire:

Armistice :

 

Convention militaire ou diplomatique conclue entre les belligérants, qui détermine les conditions de la cessation des hostilités. Ce n’est donc pas la fin de la guerre, mais un accord qui la prépare.
 

Monarchistes :

Partisans d’un régime où le chef de l’Etat est un roi (les royalistes) ou un empereur (les bonapartistes).

Antiparlementarisme :

Mouvement d’opinion hostile au régime parlementaire, qui favoriserait la corruption et l’instabilité ministérielle.
 

Les lois fondamentales
 

En une décennie, les républicains vont voter les lois fondant une démocratie libérale et laïque*.

Les lois scolaires:
 

L’école est au cœur du projet républicain, elle ne doit plus seulement enseigner les apprentissages fondamentaux, mais doit également former des citoyens, des patriotes et donc enraciner la République.

Jules Ferry, ministre de l’instruction publique de 1879 à 1885 rend l’école gratuite et obligatoire pour les garçons ou filles de 6 à 13 ans et laïque. L’objectif est de diminuer l’influences des religieux sur la jeunesse. Les symboles religieux sont retirés des écoles et les programmes sont laïcisés. Des écoles normales forment les instituteurs et les institutrices qui deviennent des fonctionnaires. Les mesures dans l’enseignement secondaire restent limitées : la loi de 1880 crée des lycées de filles, mais les lycées restent en général fréquentés par des enfants issus des classes aisées, car ils demeurent payants.
L’Eglise dénonce cette école "sans Dieu" et se replie dans l’enseignement privé.

Les libertés individuelles et collectives:
 

Les républicains instituent les libertés fondamentales en faisant adopter un certain nombre de lois dites fondamentales :
- Lois de 1881 sur la liberté de la presse et des réunions collectives,
- Loi municipale de 1882 sur la vie municipale, qui institue l’élection du maire et de ses adjoints par le conseil municipal,
- Loi de 1884 qui autorise les associations professionnelles, donc les syndicats*. Elle est à l’origine de la création de la CGT* en 1895. La loi 1901 viendra consacrer le principe de la liberté d’association.

La séparation de l’Eglise et de la République:

Les républicains engagent une politique anticléricaliste*, afin d’affaiblir l’influence de l’Eglise sur la société française. Ils mènent alors une politique de laïcisation* non seulement dans l’enseignement, mais également dans l’ensemble des actes officiels de l’Etat. Tous les emblèmes religieux sont supprimés des établissements publics, le divorce est rétabli en 1884…
Le radical* et anticlérical Emile Combes, président du Conseil de 1902 à 1905 achève la laïcisation du pays. Il interdit notamment l’enseignement aux congrégations religieuses. La loi du 9 décembre 1905 prononce la séparation des églises et de l’Etat.

Glossaire:

Laïcité :

Qui n’appartient pas à un corps religieux, au clergé.


 

Syndicat :
 

Regroupement de personnes animées par la volonté de défendre des intérêts communs, matériels et moraux, spécialement dans le domaine professionnel.
 

CGT :
 

Confédération Générale du travail.

Anticléricalisme :
 

Mouvement de pensée hostile à l’influence de l’Église et du clergé dans les affaires publiques.

Laïcisation :

Politique décidée à réduire l’influence religieuse dans les affaires de l’Etat en lui ôtant toutes responsabilités publiques. La religion est restreinte à la sphère privée.
 

Radicalisme :
 

Courant politique qui propose une politique de réforme en faveur de la laïcité, de la liberté et de l’égalité.
 

28 janvier 1871:
Signature de l'armistice avec les Prussiens.

1871:
Elias Zay, grand père de Jean Zay choisit la France et Orléans, quand la mozelle est perdue.

1877:

Victoire électorale des Républicains.

1875:

Lois constitutionnelles.

Les causes de la première guerre mondiale

Tensions internationales : colonies, zones de commerce et d'influence:

Entre 1904 et 1910, l’Europe vit en paix armée.

- L’Allemagne, en plein essor économique, est à la recherche de nouveaux marchés. Guillaume II, empereur d’Allemagne, souhaite élargir son empire qui ne posséde quasiment aucune colonie. Il a des vues sur le Maroc, mais se heurte à la France qui cherche à renforcer son influence sur cette zone. Il en résulte les crises marocaines de 1905 et 1911 qui aboutissent à un accord en demi-mesure entre l’Allemagne et la France.

- La Grande-Bretagne s’inquiéte de perdre sa domination commerciale et coloniale sur le monde. Face à la montée en puissance de l’Allemagne, elle se rapproche de la France dans l’Entente cordiale, oubliant les tensions qui existent pourtant entre les deux empires coloniaux.

- La France, de son côté n'a pas oublié sa défaite de 1970 contre l’Allemagne. Elle ne cherche pas à prendre sa revanche, mais pense toujours que l’Alsace et la Lorraine sont françaises de cœur.

- L’Autriche-Hongrie connaît de graves difficultés internes, dues à la montée des mouvements nationalistes des Slaves du Sud (Serbes, Croates, Slovènes, Bosniaques…). Elle voit ses visées expansionnistes, vers la mer Egée, contrariées par la politique russe.

- L’Italie tend également à prendre pied dans les Balkans et revendique le Trentin et Trieste, demeurés sous domination autrichienne.

- La Russie, vaincue en Extrême-Orient et secouée par la révolution de 1905 cherche à remporter des succès. Elle renoue avec sa politique d'alliance avec les Slaves des Balkans.

Respect des alliances:

De vastes systèmes d’alliances se sont créés. La Triple alliance ou Triplice est la plus ancienne. Elle lie l’Allemagne et l’ Autriche-Hongrie (1879), puis plus tard l’Italie (1882), face à la menace française et russe. Cherchant des alliés, la Russie s’est rapprochée de la France, ce qui aboutit en 1892 à une convention militaire. L’Angleterre leur amène son soutien (1904-1907) formant la Triple Entente.

La crise des Balkans:

Les états balkaniques, issus du démembrement de l'Empire ottoman sont secoués dès 1909 par des conflits armés, plus ou moins arbitrés par les grandes puissances que sont la Grande-Bretagne, la France, l'Autriche-Hongrie et la Russie.

L’engrenage infernal:
 

L’événement déclencheur de la première guerre mondiale fut l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie à Sarajevo le 28 juin 1914 par de jeunes nationalistes serbes. Par le jeu des alliances, la guerre est déclenchée en Europe.
L’Autriche-Hongrie pose un ultimatum à la Serbie, le 28 juillet, mais cette dernière ne cède pas. L’attaque de l’Autriche-Hongrie provoque alors une escalade du conflit. Le 30, la Russie déclare la guerre à l’Autriche pour aider ses alliés serbes. Les Allemands rejoignent les Autrichiens et déclarent la guerre à la Russie le 1er août, puis le 3 à la France. Le 4, le Royaume-Uni déclare la guerre à l’Allemagne, dès l’invasion de la Belgique neutre. L’Italie reste neutre.

Le 1er août 1914, la France connaît la mobilisation générale.

6 juin 1902:
Victoire du Bloc de gauche


De la loi des associations
du 1er juillet 1901, à la séparation de l'Eglise et de l'Etat,
9 décembre 1905, les radicaux achèvent la laïcisation de la France

6 août 1904:

Naissance de Jean Zay
à Orléans

 

1906:

Léon Zay, son père
devient rédacteur en chef
du Progrès du Loiret.

Le traité de Versailles
 

A partir de janvier 1919, se tient à Paris, la conférence de Paix qui aboutira péniblement au traité de Versailles, signé le 28 juin 1919. Cet énorme congrès diplomatique va rassembler durant six mois, 27 nations, 1000 délégués, dans 52 commissions traitant de domaines de tout ordre, mais en réalité, les principales décisions seront prises par le "Conseil des Quatre", formé par Wilson (Etats-Unis), Lloyd George (Royaume-Uni), Clemenceau (France) et Orlando (Italie).
L’objectif indiqué de cette conférence était de réfléchir à la reconstruction de l’Europe et de mettre en place les bases de relations internationales garantissant la paix, mais les discussions vont essentiellement tourner autour de la question des frontières. La tâche est d’autant plus ardue que la Russie bolchevique et les pays vaincus, notamment l’Allemagne en étaient exclus.

Les divergences du "conseil des quatre":
 

Dés le début des divergences divisent les Alliés.
Wilson souhaitait une paix durable fondée notamment sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et sur la réinsertion future des vaincus au sein d’un organisme international, la Société des Nations (SDN), mais il se confronte aux exigences et intransigeances des autres Alliés.
Français et Britanniques affichent au départ des convictions communes : faire payer l’Allemagne, écarter tout risque de revanche de sa part, éloigner la menace bolchevique et renforcer la cohésion de leur empire colonial. Cependant sur les modalités, ils divergent radicalement. Clemenceau exige des mesures territoriales pour que l'Allemagne ne puisse plus menacer la France d'une nouvelle attaque, tandis que Lloyd George estime qu’un traité qui écraserait trop l’Allemagne serait dangereux pour la stabilité de l’Europe.
Quant à Orlando, fidèle à l'irrédentisme*, il réclame toutes les "terres irrédentes" de la côte adriatique. La conférence ne les accorda pas à l'Italie, afin de ne pas trop diminuer la future Yougoslavie.

Le diktat:

Le traité de Versailles rend l’Allemagne responsable dans le déclenchement de la guerre. L’Allemagne doit payer de lourdes réparations de guerre. Elle est amputée d’un septième de son territoire et d’un dixième de sa population, et perd toutes ses colonies. Elle est désarmée : toute la rive gauche du Rhin, ainsi qu’une zone de sécurité sur la rive droite sont démilitarisées ; son armée est réduite à 100 mille hommes. Il lui est interdit toute réunion avec l’Autriche (Anschluss*).
L’Allemagne en position de faiblesse ratifie le traité à contre-cœur. Elle n’aura de cesse de remettre en cause pacifiquement ou non, de ce qu’elle dénonce comme un diktat*.

Le démantèlement de l'Europe centrale:

D'autres traités de paix furent ratifiés qui démantelèrent les Empires austro-hongrois et ottoman, remodelèrent en profondeur l'Europe centrale et orientale et donnèrent naissance à de nouveaux États.

La Société des Nations:
 

La Société de Nations était voulue par le président des Etats-Unis, Wilson. Il l’annexa aux traités de paix, car il voyait dans ce projet un moyen de résoudre pacifiquement les futures crises.

Installée à Genève, la SDN repose sur trois institutions :
 - l’Assemblée générale où chaque pays dispose d’une voix ;
 - le Conseil de membres permanents (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Italie, Japon) et de membres non permanents, cherchant des solutions à l’occasion de graves crises internationales ;
 - un Secrétariat général, pour l’administration courante.

La S.D.N. devait remplacer la diplomatie secrète, héritée du XIXe siècle, mais très vite cet organisme, porteur d’espoir montre ses faiblesses. Les membres fondateurs sont les nations victorieuses et excluent les pays vaincus. Très vite, la SDN souffre de l’absence de l’Allemagne et l’URSS, mais aussi des Etats-Unis, pourtant porteurs du projet mais qui contre toute attente refusent de ratifier le Traité de Versailles. Enfin, la S.D.N. manque de moyens pour faire respecter ses décisions.

Glossaire:

Anschluss :

 

Terme allemand signifiant "réunion". L’Anschluss fait partie des programmes nazis, prônant le rattachement des pays à culture allemande, comme l’Autriche à la mère-patrie allemande.

Diktat :

 

Mot allemand qui signifie "chose dictée, imposée".
 

Irrédentisme :
 

Doctrine des nationalistes italiens qui réclamaient le rattachement de territoires italianophones encore sous domination étrangère.
 

La première guerre mondiale
 

En août 1914, le monde bascule dans la guerre en quelques semaines. Cette guerre fut une des premières guerres modernes, utilisant des techniques nouvelles : tanks, gaz asphyxiant, mais aussi mitrailleuses, canons à longue portée, ce qui explique les fortes pertes. Presque partout, les hommes avaient fait leur service militaire et presque tous furent mobilisés. Les pertes furent énormes. A l’arrière les populations furent elles aussi mises à contribution : cadences rapides dans les industries de guerre, travail des femmes généralisé, rationnement des civils.
De plus cette guerre qui ne concernait au départ que l’Europe va s’étendre au monde entier. Chaque camp se cherchant des alliés ouvre des fronts un peu partout. La mondialisation est également la conséquence de l’engagement des colonies qui fournissent à l’Angleterre et à la France des soldats et des travailleurs supplémentaires.

Guerre de mouvement 1914:
 

L’Allemagne souhaitant une guerre rapide décide d’attaquer la France par sa frontière du Nord, la plus vunérable et envahit la Belgique, pays neutre. Le 2 septembre, l’armée allemande est à 30 km de Paris. Les Français, commandés par le général Joffre, et les Britanniques réussissent à stopper sur la Marne les troupes allemandes. Commence alors une véritable "course vers la mer". Après les violentes batailles des Flandres, le front se stabilise sur plus de 700 km, de la mer du Nord à la Suisse.

Guerre d'usure 1915 - 1916:

L’espoir d’une guerre rapide ayant disparu, une guerre de position commence. Le front s’organise avec ses kilomètres de tranchées, protégées par des barbelés et à l’arrière ses cantonnements. Des tentatives militaires sont menées pour briser l’immobilisme. Les Allemands lancent une grande offensive à Verdun (févr.-déc. 1916) qui se soldera par une victoire en demi-teinte pour les Alliés. De même les Britanniques et les Français échouent à leur tour sur la Somme (mars-juillet 1916).
Cette guerre d’usure engendre une lassitude qui touche les soldats comme les civils. L’échec de l’offensive du général Nivelle au "chemin des Dames" en 1917 entraîne une vague de mutineries, tandis qu’à l’arrière les grèves se multiplient notamment dans les usines d’armement.

Crise et dénouement 1917 - 1918:

En février 1917, l’Allemagne déclenche une guerre sous-marine à outrance, afin d’empêcher le ravitaillement des Alliés par les mers. Les torpillages allemands incessants sur les bateaux américains provoquent l’entrée en guerre des Etats-Unis, le 6 avril 1917. Alors même que les Alliés obtiennent l’appui américain, les Bolcheviques arrivés au pouvoir en novembre 1917 se retirent du conflit, signent un armistice avec l’Allemagne (15 décembre) et concluent le traité de Brest-Litovsk (3 mars 1918) consentant d’énormes avantages territoriaux aux empires centraux.
Décidés à remporter la victoire avant le débarquement des troupes américaines, les Allemands ouvrent une brèche dans le front franco-allemand et bombardent Paris. La situation devient suffisamment grave pour que les Alliés créent pour la première fois depuis le début de la guerre un commandement unique confié le 26 mars 1917 à Foch.

En juillet 1918, Foch lance une vigoureuse contre-offensive. Les armées allemandes reculent. Abandonné par ses alliés qui capitulent, Guillaume II abdique et la République est proclamée le 9 novembre 1918. Les représentants du nouveau gouvernement acceptent les conditions de l’armistice* signé à Rethondes, le 11 novembre 1918.

Glossaire:

Armistice :

 

Convention militaire ou diplomatique conclue entre les belligérants, qui détermine les conditions de la cessation des hostilités. Ce n’est donc pas la fin de la guerre, mais un accord qui la prépare.

28 juin 1914:
Assassinat de l'archiduc François Ferdinand à Sarajevo.

2 août 1914:

Déclaration de guerre.

 

11 novembre 1918:

Armistice signé à Rethondes.

28 juin 1919:

Traité de Versailles.